Un accord a été conclu au sein de la CP 145, et c’est une bonne nouvelle. L’accord a été conclu dans des circonstances difficiles et avec à peine une marge de négociation en raison de la marge salariale zéro et de la pression politique visant à utiliser les chèques-repas comme alternative.
La mesure la plus tangible est donc aussi l’introduction des chèques-repas. À partir du 1er janvier 2026, chaque travailleur recevra un chèque par jour effectivement presté, d’une valeur de 3,09 euros, dont 2,00 euros à charge de l’employeur et 1,09 euro à charge du travailleur lui-même. Pour les employeurs, c’est une manière plus efficace en termes de coûts de donner quelque chose en plus qu’une augmentation salariale classique. Point important toutefois : en tant qu’employeur, vous devez vous-même entreprendre les démarches et mettre cela en ordre via votre secrétariat social.
À partir du 1er février 2026, l’indemnité vélo augmente également légèrement, de 0,27 à 0,37 euro par kilomètre. Ce n’est pas spectaculaire, mais c’est dans la ligne des accords précédents dans lesquels nous encourageons l’utilisation du vélo.
Pour les travailleurs à partir de 50 ans disposant d’une ancienneté suffisante, un jour supplémentaire de dispense est prévu, et ceux qui ont 55 ans et plus peuvent compter sur deux jours. Le coût de ceux-ci est remboursé via le fonds social, tant que les moyens le permettent.
Il y a également du mouvement sur le plan des pensions du deuxième pilier. Les employés bénéficieront, à partir du 1er janvier 2026, d’un plan sectoriel de pension complémentaire, comme première étape concrète vers l’alignement complet entre ouvriers et employés qui doit être réalisé d’ici 2030. En organisant cela au niveau sectoriel, on évite que chaque entreprise doive l’élaborer individuellement.
Un point reste provisoirement ouvert : le travail du samedi. Aucune décision n’a encore été prise à ce sujet.
© Yves Heirman
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